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Le débat monte au PS sur la question du nouveau traité approuvé vendredi au sommet de Lisbonne. Le bureau national réuni hier a trouvé urgent de ne pas se prononcer : trois ans après la campagne interne pour le référendum, il y a un risque de nouveaux déchirements.
Benoît Hamon, tenant du non du haut de sa belle carrière d’apparatchik, a prôné la revendication du référendum :
Nous ne pouvons accepter ce texte en l’état.
Bertrand Delanoë s’est, de son coté, déclaré pour le oui et préconise d’attaquer Sarkozy sur l’immigration ou le discours de Dakar. Il estime nécessaire “d’adopter ce texte le plus vite possible pour passer à la préparation du traité social”.
Enfin un élu a commenté les débats qui s’annonce :
Sarkozy nous tend un nouveau piège, celui de la division. Et on aime décidément tomber dedans.
Comme si le parti socialiste avait besoin de Sarkozy pour se rentrer dedans… Dans tous les cas, c’est une position molle, soit l’abstention ou le refus de voter, qui risque d’être prônée. Bref, ce qu’il faut faire pour éviter de redonner l’envie aux électeurs de voter pour un parti d’opinion et force de proposition.
Une bonne vanne et ça repart !
Laurent Fabius est revenu. Il était samedi sur le devant de la scène et se posait en “responsable engagé” de la reconstruction de la gauche devant plusieurs centaines de socialistes dont certains d’autres sensibilités… Mais aucun royaliste.
Je ferai entendre ma voix dans le débat politique de demain
Claude Bartolone, fidèle de l’ancien adversaire du TCE, explique l’absence de partisans de Ségolène Royal.
N’ont été conviés que les responsables politiques qui ont montré qu’ils avaient envie de discuter avec nous
En fin de journée un autre sage, Jean-Christophe Cambadélis, s’appliquait à réaffirmer le besoin de démêler la situation actuelle
Les socialistes doivent moins s’occuper des présidentiables que de faire la clarté sur les idées
… les journalistes aussi !
Si l’on écoute les voix qui se levent à l’université d’été du Parti Socialiste de la Rochelle. Michel Rocard, qui a été accueilli par quelques sifflets de militants extremistes, a souhaité que loin des “problèmes d’hommes”, le PS se concentre “sereinement” sur la mise au point d’un projet “explicatif et convaincant”, d’ici un ou deux ans.
De son coté, Bertrand Delanoë, très applaudi, a indiqué que la plus grande richesse de la gauche, c’est ceux qui en attendent quelque chose.
Je vous suggère de vous mettre au boulot
Arnaud Montebourg est revenu sur la démocratie participative vecteur, selon lui, “d’un nouvel âge démocratique”.
Julien Dray s’est envolé dans l’”ordre social juste” :
être ceux qui refusent le désordre organisé qui justifie le pouvoir autoritaire de la droite
Comme pour l’UMP en son temps, Manuel Valls a proposé de changer le nom du Parti Socialiste.
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a estimé que le PS avait d’autres chats à fouetter pour le moment :
Pour moi ce n’est pas une priorité. Ce qui compte c’est le contenu de la politique, la dynamique qu’on est capable de créer, le rassemblement que l’on fait. Autour de nous les partis de gauche de la même famille que nous, travaillistes, socio-démocrates, ont gardé leur nom
Voici un débat entre Julien Dray (député PS, soutien de Ségolène Royal) et Claude Askolovitch (journaliste au Nouvel Observateur) sur le thème : “Est ce que Ségolène Royal peut s’emparer du PS ?”